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Repression

Dimanche 17 mai 2009
  La droite, fidèle servitrice du patronat, continue son combat contre les libertés individuelles !



Jérôme Bourreau viré de TF1
Par SUD Lycéen 63
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Samedi 11 avril 2009
MARDI 31 mars

           Je suis inquiet, très très inquiet...

   Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8, engagés,en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- « Monsieur Vadrot ? ».
- Euh...oui
- Je suis chargé de vous dire que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C’est non....
   Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commençait à ressembler à un procès politique, avec description de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs et Alain Bué, insistent et menacent d’un scandale.
   Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.
  J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
  Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extraordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...
Par SUD Lycéen 63
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Samedi 11 avril 2009


 
Aujourd’hui, les étudiants, enseignants-chercheurs et personnels de l’université de Strasbourg en lutte contre la réforme de Valérie Pécresse se sont rassemblés sur la place devant la fac de droit. Le cortège devait rejoindre la place Kléber, ou le reste de la manifestation "de la maternelle à l’université" l’attendait.

La police mobile et les CRS ont bloqué tous les accès autour du campus. Les manifestants TOTALEMENT PACIFIQUES se sont tout simplement retrouvés parqués à l’intérieur du campus après une violente charge près de l’arrêt de tram Observatoire. Des élèves, enseignants et personnels ont été matraqués et violentés à coups de pieds et de boucliers.

Pas de différence de sexe et d’âge pour les policiers. Quelques filles en pleurs en première ligne ne les dérangent pas quand il s’agit de frapper. La bousculade était totale et il a même fallu relever des personnes tombées par terre, qui risquaient de se faire piétiner par la charge.

Ainsi le droit de manifester n’a pas été respecté. Nous sommes tous extrêmement choqués de ce qui s’est passé cet après-midi à Strasbourg. L’absurdité de la situation et la charge des forces de l’ordre ne peut que terrifier le monde de la culture et de toute l’université.

Faites que cet épisode ne reste pas inconnu du reste de la France.

Par SUD Lycéen 63
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Dimanche 22 mars 2009

Après la manif du 19 mars, vers 13h30, je me rendais au local de SUD avec les camarades du Groupe Cheïtanov, SUD Etudiant et Lycéen, lorsque 6 ou 7 policiers de la BAC se sont jetés sur moi pour me maîtriser en criant “police venez avec nous !” Un camarade s'est accroché à moi pour ne pas les laisser m'embarquer.

Ils prétendent que ce n'est qu'un banal contrôle d'identité. Mon camarade me lache et les flics commencent la procédure (bien évidemment ce n'est qu'un prétexte pour m'embarquer sans résistance). Un véhicule arrive et ils m'embarquent à Pellissier.

Arrivé sur place je me suis retrouvé dans le “bocal” menotté à un banc. Entre temps on m'a signifié que je suis accusé d'avoir tagué un panneau publicitaire, un panneau indicateur de la gendarmerie, un panneau de la station Total, et la devanture du bar “le 30″.

Au bout d'un certain temps un APJ vient me chercher et me demande de me mettre devant un mirroir (sur le coup, je n'ai pas compris que c'était la patronne du “30″ qui, ayant porté plainte, était venue pour une identification, puisque je n'ai pas commis ce délit).

Ensuite je suis remenotté au banc par le même agent qui serre les menottes à mort. Heureusement quelques temps après un autre flic s'étonne de la situation et me les dessère.

Vers 17h on est venu me chercher pour m'emmener dans un bureau pour faire ma déposition. Sous la pression j'ai reconnu les 3 premières accusations mais nié le taguage du bar. Puis retour au bocal (cette fois sans menottes).

Lorsque ma mère est venue me chercher, les flics lui ont dit “qu'il serait moins compliqué que j'avoue tout, même si ce n'est pas moi “, ce que je ne ferai jamais!

Je suis à nouveau convoqué mercredi 25 pour la suite de l'enquête, je crains de nouvelles inculpations….

 

A noter que :

Je suis mineur

Que je me suis retrouvé menotté à un banc, sans être ni en garde à vue, ni sous un contrôle d'identité.

Que je n'ai pas eu droit à un avocat (puisque pas de garde à vue)

Que la police fait pression pour me faire endosser le tout!

 

Théo.

Par SUD Lycéen 63
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Vendredi 30 janvier 2009

       Des élèves d'Ambroise Brugière ont été mis en garde à vue et exclus à la suite d'un blocage du lycée. Si on peut dire qu' un proviseur doit servir à la "bonne marche d'un établissement" ne doit-il pas aussi protéger avant tout ses éléves plutôt que compromettre leur avenir? Où commence un acte de répression? Un seul homme est-il apte à juger de la sorte un mouvement lycéen? Ces éléves ne jouent-ils pas le rôle de boucs-émissaire? Sur quoi ces accusations reposent-elles réelement? Cet acte soulève en effet bien des questions. Des parents d'élèves ont d'ailleurs écrit une lettre au proviseur et une pétition a été mise en place:  http://4tous.net/petitions/index.php?petition=3/  

 

  La solidarité a toujours fait la force des plus vulnérables

 

Dernière nouvelle:  

La pétition sera remise au Recteur Vendredi 6 fevrier à 17h30.Votre soutient serai souhaité en venant à cette heure pour épauler la délégation qui remettera la pétition.Venez nombreux!    

!!Attention!!

Le rendez vous n'est pas encore confirmé (cela dépendera de la réponse du Recteur).Il le sera sur le site si dessus. 

Par SUD Lycéen 63
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