Penser est un crime !
Penser est un crime !
Nom : « Veille de l'opinion ».
Méthodes : surveillance approfondie de la toile.
Objectifs : museler toutes contestations.
La privatisation des RG : voilà un commentaire que j'ai pu relever et qui m'a bien plu. En effet, le ministère de l'Éducation Nationale et le ministère de l'Enseignement supérieur on lancés dans le Journal Officiel du 31 octobre un appel d'offre à la « veille de l'opinion ».
En quoi consiste cette « veille » ?
Celle-ci doit s'effectuer sur le web, sur tout les sites internet correspondant à des organisations lycéennes et étudiantes, à des syndicats lycéens et étudiants et à des sites et forums plus généralistes, décryptant l'actualité et la commentant (aucune plateforme n'est épargnée : blog, site, pétition, pages perso, appels, vidéo, réseaux ...).
Quelles sont les objectifs affichés par le gouvernement ?
Ils sont la localisation des meneurs de mouvements, des personnes impliquées dans des mobilisations de toutes sortes concernant l'Éducation. Il s'agit en gros de jouer sur la peur des gens. Pensez comme nous ou ne pensez pas : voilà le mot d'ordre. Ceux qui ne le respectent pas ? Je ne peux m'aventurer à des hypothèses que je ne pourrais démontrer, seulement de ce que j'ai vu et lu des mobilisations antérieurs, je peux dire que jamais l'État n'a été tendre avec les esprits critiques. Avant on les brûlait (l'Église avait une préférence pour les scientifiques), aujourd'hui on fait en sorte qu'ils n'aient pas d'avenir dans le système.
Quoi qu'il en soit, quoi qu'on en pense, on peut juger ses méthodes comme étant purement liberticides, portant atteinte au droit démocratique de la pluralité d'opinion.