Suppressions de postes, NON !
Lycéens, le gouvernement nous supprime nos profs.
11200 postes dans l’Éducation nationale seront supprimés à la rentrée prochaine. Il est donc tout à fait logique qu’en conséquence, les dotations horaires globales par lycées (DHG) soient dramatiquement maigres. Résultat : des classes, des options indispensables, parfois des filières entières disparaissent.
Le calcul est facile, en ne remplaçant pas les profs partis à la retraite, le gouvernement augmente encore le nombre d'élève par classe et force les profs à assumer la charge de leurs collègues retraités sous forme d'heures supplémentaires.
Outre une qualité d'enseignement bien moindre, cela va encore et toujours dans le sens d'un démantellement du système éducatif public (donc de la fonction publique) et d'un favoritisme évident envers les entreprises à qui le gouvernement offre sur le plateau du marché de l'emploi de nouveaux travailleurs peu qualifiés dont on a cassé les aspirations professionnelles.
Cela passe aussi par la suppression de certaines matières peu "rentables" pour les entreprises telles que les arts, les lettres et les langues mortes... voire la mort de certaines filières à la longue...
Il est temps de revendiquer une éducation juste et égalitaire pour tous, non pas pliée aux exigences des entreprises et du marché de l'emploi mais libre, complète et donnant la possibilité à chacun de réaliser ses projets sur l'avenir.
L'école n'est pas une entreprise, l'éducation n'est pas une marchandise.
Notre avenir n'est pas à vendre.
Chaque lycée doit se mobiliser localement
au cours de discussions entre lycéens et professeurs
afin de décider de la marche à suivre et d'organiser des actions
pour contrer ces suppressions de postes.